TRADITION : A La Découverte de laBasilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume


Le 3eme TOMBEAU de la Chrétienté – LA BASILIQUE ROYALE


La Sainte-Baume : Entre Géologie et Légendes Religieuses

La Sainte-Baume, une majestueuse barre rocheuse calcaire, s’étend sur 35 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, à seulement 20 kilomètres de la Méditerranée. Son sol karstique, riche en fossiles, attire les géologues en herbe avec ses nombreuses grottes. Ce paysage, façonné par des millénaires d’évolution géologique, est le berceau de multiples cours d’eau, sources et résurgences, témoignant du climat méditerranéen montagnard qui prévaut dans la région.

C’est un lieu foulé depuis l’époque néolithique par l’homme. Il est dit que près de 40 rois on foulé cette terre.

Parmi les grottes les plus célèbres de la région, celle dédiée à Marie-Madeleine occupe une place de choix. Selon la tradition, elle aurait passé les trente dernières années de sa vie dans ces parages. Jacques de Voragine est un dominicain reconnu pour ses écrit sur Marie-Madeleine – légende doré – D’après lui elle est a l’origine de la chrétienté en Provence

Saint Maximin est situé au pied du massif de la Sainte Baume qui dans sa basilique accueil le tombeau de Marie Madeleine . Et c’est de celle ci dont je vais vous narrez une partie de l’histoire. Il s’agit du 3eme tombeau de la chrétienté. C’est un haut lieu de pèlerinage et c’est cela qui va rendre son histoire complexe, dont certains secrets n’ont pas encore été révélé.


Un Patrimoine Religieux Imposant

Au cœur de cette région chargée d’histoire et de mystère, la Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume se dresse fièrement. Chef-d’œuvre de l’architecture gothique, elle incarne la dévotion envers Marie-Madeleine, l’une des saintes les plus vénérées de la tradition chrétienne.

Au début du VI siècle un complexe religieux composé d’une église à laquelle était accolé
un
baptistère de 11m de côté environ est présent sur le site de l’actuelle basilique. Un mausolée correspondant à la crypte actuelle était présent à la périphérie de cet habitat un siècle avant la mise en place de ce complexe religieux.

En 1279, des fouilles menées à Saint Maximin sur demande de Charles II d’Anjou roi de Sicile et comte de Provence, révèlent plusieurs tombeaux dont celui qui renferme les reliques de Marie- Madeleine déplacées pendant les invasions sarrasines. Il fait reconnaître les reliques, puis décide d’ériger une “somptueuse basilique” pour vénérer les reliques de la Sainte. Le pèlerinage prend un nouvel essor. Le couvent royal voit le jour.

D’après le père Lacordaire qui relate la recherche et la découverte des reliques, la crypte contenait quatre sarcophages, et les moines avaient interverti deux dépouilles : celles de Marie- Madeleine avec celle de Sidoine, pour que, au cas où les Sarrasins viennent à découvrir le sarcophage d’albâtre (original) de Marie-Madeleine, ils confondent les reliques présentes avec celles de la sainte, et qu’ainsi ses propres reliques soient « plus protégées ».

Charles II se rend auprès du pape Boniface apportant avec lui les procès-verbaux rédigés par les évêques de Provence authentifiant sa découverte. Il obtient du pape des bulles pontifical (document scellé) qui accordent des indulgences aux visiteurs et certifient l’authenticité des reliques. Cette confirmation était d’autant plus précieuse que la basilique de Vézelay affirmait posséder le corps de Marie-Madeleine (il s’agit d’une vague histoire de vol ou profit du duc de bourgogne mais les faits historique n’étant pas cohérent cela restera juste de l’ordre de l’égo folklorique).

Le pape décide également de confier la garde de Saint-Maximin et de la Sainte-Baume aux frères prêcheurs de saint Dominique en lieu et place des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

Charles II est l’investigateur de la construction de la basilique vers 1295, il est la figure royale la plus pertinente associée à la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. C’est durant toute la période de construction le « tombeau de Marie-Madeleine » est considéré, par les autorités religieuses, comme le « troisième tombeau de la Chrétienté »

Il y aura comme pour tous les grands monuments de France plusieurs entractes et reprises sous de nouvelles directions et directives ce qui va rendre cette basilique unique .
On y retrouvera les passages notable de
– 1300 à 1316 de Jean Baudici architecte des Comtes de Provences

– 1513 grosse période de travaux sous la direction de l’architecte Hugues Caillat
– XVI siècle l’inscription gothique, au revers de la façade rappelle ces étapes. Les architectes seront Pierre Garcin et son père Jean Garcin
– XVII siècle, l’installation du décor actuel

De nombreuses restauration seront faites au cours des siècles. La basilique a été classée au titre des sur la liste de 1840, parmi les monuments les plus prestigieux de France

L’édifice comprend une nef de neuf travées munie de collatéraux de huit travées auxquelles correspondent des chapelles latérales placées entre les . L’ est polygonale ainsi que les deux chapelles flanquant la dernière travée de la nef. Cette église ne comporte ni ni

et possède trois étages de voûtes ; la nef 28,7m, les collatéraux 17,5m met les chapelles latérales 10,25m. Cet étagement des voûtes se rencontre dans quelques-unes de nos plus vastes cathédrales notamment à laquelle elle ressemble beaucoup par suite de l’absence de transept50. C’est le plus important exemple de en Provence.

Jean-Claude-Yvan Yarmola, architecte en chef des monuments historiques, maître d’œuvre des travaux réalisés dans le cadre d’un plan pluriannuel d’intervention, établi pour la période 1986- 1993, par la , la commune et le

concluait «qu’en l’état des travaux, nous visons à réparer les dégâts dus à des décennies de manque d’entretien, mais que l’effort collectif fourni pour sauvegarder ce monument doit être poursuivi dans l’intérêt commun qui dépasse celui de la Provence»

La dernière restauration c’est fini fin 2023. Les équipes de l’Atelier Jean-Loup Bouvier ont œuvrer sur ce chantier d’exception ! Dans nos ateliers ou sur place, on continue la restauration des sculptures, des marbres et des décors en scagliola (technique de stuc marbre) dégradés ornant le retable du chœur de la basilique. Maîtrise d’œuvre : Renzowieder Architecture & Héritage

Programme de l’intervention : 
Diagnostic et MOE pour la restauration du chœur
Protection : Monument Historique classé
Maîtrise d’ouvrage : Ville de St-Maximin-la-Ste-Baume
Mission :  Diagnostic + MOE
Calendrier des travaux : 2017 + 2019-2023
Coût des travaux : 1 700 000 € H.T.
Pour en savoir plus : Lettre d’information des patrimoines janvier n°46, DRAC PACA, 2019

Une restauration du chœur était nécessaire. Les désordres liés à l’humidité sont très importants, et l’état des sculptures est particulièrement dégradé. Il y avait également une altération des marbres avec fissures, des boiseries, des sols et des emmarchements. Les tableaux présentaient également une importante salissure et la mise en lumière de l’ensemble est vétuste. Cette restauration vise à protéger et mettre en valeur le chœur de la basilique, patrimoine majeur de la Provence.
Le projet de restauration a porté sur l’ensemble du chœur.

Dans un premier temps, un important travail sur l’humidité va être réalisé, il visait à enrayer les infiltrations d’eau en révisant la couverture, puis à travers le traitement des contreforts, la révision et restauration des vitraux, la restauration des parements extérieurs et le traitement des pieds de murs.

Dans un second temps, un travail sur l’intérieur même du chœur sera réalisé, il comprend la restauration des sculptures, des décors, des marbres et des boiseries et la mise en valeur de l’ensemble.


Architecture


La Basilique Sainte-Marie-Madeleine présente une architecture gothique typique, avec ses élégantes voûtes en ogive, ses arcs-boutants impressionnants et ses grandes rosaces ornées de vitraux colorés. L’extérieur de la cathédrale est dominé par ses deux tours imposantes, qui s’élèvent majestueusement dans le ciel et attirent le regard des visiteurs de loin.


La Façade


La façade de la cathédrale est particulièrement remarquable, avec son portail principal richement orné de sculptures représentant des scènes bibliques et des figures saints. Chaque détail sculpté raconte une histoire et témoigne du talent des artisans médiévaux qui ont travaillé sur cette œuvre d’art. Les sculptures de la façade sont non seulement esthétiquement impressionnantes, mais elles servent également à transmettre des enseignements religieux aux fidèles.


Les Chapelles Latérales


À l’intérieur, la cathédrale abrite plusieurs chapelles latérales magnifiquement décorées, chacune dédiée à un saint particulier ou à un épisode de la vie de Marie-Madeleine. Ces chapelles sont des exemples superbes de l’art gothique, avec leurs autels finement sculptés, leurs vitraux étincelants et leurs peintures murales vibrantes.


Le Maître-Autel


Le maître-autel de la cathédrale est un autre point culminant architectural, avec son retable impressionnant et ses sculptures détaillées représentant des scènes de la vie de Marie-Madeleine. Cette pièce centrale de la cathédrale est l’endroit où se déroulent les célébrations liturgiques les plus importantes et constitue un point focal de la dévotion des fidèles envers la sainte patronne de la cathédrale.


Un Lien Profond avec les Templiers

Les légendes et traditions qui entourent la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume ajoutent une couche supplémentaire de mystère à ce site sacré. Parmi ces récits, certains évoquent une possible connexion entre les Templiers et la basilique, alimentant les débats parmi les historiens et les chercheurs.

Bien que les preuves concrètes d’une relation directe entre les Templiers et la basilique soient rares, plusieurs éléments historiques et légendaires laissent entrevoir une certaine influence de l’Ordre du Temple sur la région. De leur présence dans la région à leur possible rôle dans la protection des reliques de Marie-Madeleine, les Templiers continuent de susciter fascination et mystère.

On dit que les Templiers ont joué un rôle dans la protection des reliques de Marie-Madeleine à Saint-Maximin. Étant une figure importante dans la mythologie templière, Marie-Madeleine aurait été vénérée par les Templiers, qui auraient considéré la basilique comme un lieu sacré à protéger.


Une Influence Architecturale Enigmatique

L’influence des Templiers sur l’architecture de la basilique Sainte-Marie-Madeleine est également sujette à débat. Bien que leur contribution directe à sa construction ne soit pas établie, certains éléments architecturaux et symboliques pourraient refléter leur influence indirecte. Des motifs géométriques aux symboles de croix, l’architecture de la basilique semble témoigner d’une esthétique qui aurait pu être influencée par les Templiers.

En définitive, la Sainte-Baume est bien plus qu’une simple région géologique ; elle est le berceau d’un riche patrimoine culturel et religieux, où se mêlent histoire, légendes et mystères. De la majesté de sa cathédrale aux récits envoûtants des Templiers, chaque pierre de cette terre raconte une histoire fascinante, captivant l’imagination des visiteurs depuis des siècles.


Et si tout les mystères de ce lieu n’était pas révélé ???

En 2021, le laboratoire Géosciences Paris-Saclay mène une prospection géophysique à la basilique Saint-Maximin-la-Sainte-Baume sur la demande du diocèse de Fréjus-Toulon. L’objectif de ces études était de rechercher des constructions cultuelles antérieures aux constructions connues du VI siècle, alors que les sarcophages sont datés du siècle. Les objectifs de ces études sont :

• La mise en lumière de possibles connections entre la crypte de Marie-Madeleine et le sud de la basilique.
• Trouver des tombeaux non référencés
• Trouver d’éventuelles cryptes

• Mettre en lumière les fondations de l’église présente avant la construction de la basilique.
• Différentes galeries (non comblées) sont découvertes sous la basilique et jusqu’à la crypte, ainsi que plusieurs possibles sépultures.
• Des anomalies montrant l’existence d’une église (inconnue) sous le sol de la basilique ont également été mis en lumière.

Les résultats laissent également penser que la crypte était originellement plus importante qu’aujourd’hui. Ces résultats ont été présentés lors d’un colloque en octobre 2021 à Rome.

Anecdote

La découverte d’un portrait de Marie-Madeleine, chef-d’œuvre du peintre Raphaël, acheté sans le savoir par des Français

Peinte par Raphaël sur un panneau de peuplier au format 46×33 cm, elle est “d’une grande maîtrise et d’une incroyable finesse d’exécution qui, ajoutée aux éléments scientifiques, attestent que le portrait provient bien de ce génie”, souligne Annalisa Di Maria, membre du groupement d’experts de l’Unesco à Florence (Italie) qui a authentifié l’œuvre en septembre.

Les conclusions des experts, consultables en ligne, ont été publiées par la revue spécialisée ISTE OpenScience – Arts et Sciences dont le comité éditorial comprend Philippe Walter, directeur du CNRS et ancien directeur du laboratoire du Louvre.

Comment y séjourner?

Une autre particularité de la Basilique c’est sa proximité avec le couvent.
Attenant à la basilique le Couvent fut confié dès l’origine à l’ordre dominicain, qui lui fit traverser les siècles avec bon nombre de péripéties : le Couvent devient forteresse lors des Guerres entre catholiques et huguenots, puis abandonné en 1791 pendant la Révolution, il renaît en 1859 grâce au Père Lacordaire. Au départ des dominicains en 1959, le Couvent Royal devient un centre culturel et un lieu d’accueil.

Aujourd’hui, ce site classé monument historique, abrite depuis 2002 une hôtellerie de caractère, propriété du conseil départemental du Var, comprenant 67 chambres avec vue sur le cloître ou vue sur le jardin, des salles de séminaires, des salles de réception, une brasserie et un restaurant.

Visite virtuelle de la Basilique

Plus de détails sur cette basilique : Wikipedia


En 2025, plusieurs événements en Provence célébreront Sainte Marie-Madeleine, notamment à proximité de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Voici quelques rendez-vous à noter :

Sur les pas de Marie-Madeleine
Ce pèlerinage de 240 km relie les Saintes-Maries-de-la-Mer à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume en 10 étapes, permettant de découvrir des sites majeurs de la chrétienté et des paysages provençaux

Autour de Sainte Marie-Madeleine
Du 20 au 22 juillet 2025, à la Sainte-Baume, ces journées offrent des enseignements, des processions et des messes pour se préparer aux solennités de la sainte

Fêtes de Sainte Marie-Madeleine à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Autour du 22 juillet, la basilique de Saint-Maximin accueillera des célébrations incluant messes, processions et autres manifestations en l’honneur de la sainte.

Source principale

https://www.villes-sanctuaires.com/villes-sanctuaires/saint-maximin-sainte-baume/histoires- legendes
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5749316g
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3210069b/f240.item
https://www.pelerins-compostelle.org/documents/legendestebaume.pdf
http://jeanmarieborghino.fr/saint-maximin-sainte-baume-ville-historique/
http://jeanmarieborghino.fr/temoins-passe-basilique-sainte-marie-madeleine-de-saint-maximin- sainte-baume/

« Paul Colas [archive] », sur La compagnie des Architectes en Chef des Monuments Historiques, (consulté le ). Blandine Balas, « Inventaire des archives de François Enaud [archive] » , sur francearchives.fr, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, (consulté le ).
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Radiographie de la basilique de Saint-Maximin – Rapport du GEOPS [archive] », sur Archives du diocèse Fréjus- Toulon, (consulté le ).
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Yves Bridonneau, Le tombeau de Marie-Madeleine Saint-Maximin-la-Sainte-Baume : Troisième tombeau de la chrétienté, Aix-en-Provence, Édisud, , 55 (ISBN 2-7449-0324-8, OCLC 70712743)